Psychiatre

L’exercice libéral en psychiatrie

Par le Dr Jean-Michel Grellet, psychiatre à La Varenne Saint-Hilaire (94), ancien élu URPS médecins Ile-de-France

L’Ile-de-France compte 2 145 psychiatres libéraux installés, ce qui en fait la spécialité la plus représentée.

Depuis des années, l’exercice libéral de la profession s’est féminisé et aujourd’hui 42 % des psychiatres sont des femmes.
ans, avec de grandes disparités territoriales. Prendre en compte ce besoin de relève pour choisir son lieu d’installation est une garantie immédiate de succès.

Les psychiatres libéraux ont une activité généralement mixte. Par exemple, dans le Val-de-Marne, 39 % associent libéral et salariat, 29 % libéral et activité hospitalière, alors que 39 % ont une activité libérale pure.

Patientèle

Le psychiatre libéral fait partie des spécialistes de premier recours. Il donne des conseils de prévention, pose le diagnostic, élabore des protocoles de soins et réalise des prises en charge.

L’accès aux psychiatres est direct pour les patients âgés de moins de 26 ans. Les patients âgés de plus de 26 ans doivent déclarer leur médecin-traitant dans le cadre du parcours de soins.

L’importante offre de soins des psychiatres permet d’assurer des consultations pour 300 000 patients franciliens à qui ils prodiguent 3 millions d’actes par an.
(Source : SNIR 2011)

Pathologies traitées

Les psychiatres prennent en charge toutes les pathologies psychiatriques, au début de leur processus morbide et toutes celles non stabilisées.

Ils aident aussi les patients souffrant de maladies chroniques dans le cadre de la psychiatrie de liaison libérale (par exemple : un patient cancéreux).

Ils interviennent en amont :

  • du médecin traitant : à la demande duquel ils posent le diagnostic et proposent un protocole de soins,
  • des médecins spécialistes d’organes : dans le cadre de la psychiatrie de liaison libérale,
  • d’un (ou plusieurs) membre(s) de la communauté éducative pour les enfants.

Ils interviennent aussi en aval :

  • des cliniques privées en psychiatrie : lorsqu’un patient nécessite une hospitalisation et l’accepte, ils peuvent l’orienter vers plus de 1 600 lits en Ile-de-France.
  • des psychologues, des psychomotriciens ou des orthophonistes vers lesquels, une fois le diagnostic posé, ils orientent les patients confrontés à certaines souffrances psychiques.

Articulation avec les autres champs de la psychiatrie :

Les psychiatres libéraux constituent l’un des éléments de l’offre de soins globale en psychiatrie. Ce réseau est riche de tous les autres acteurs du champ de la santé mentale :

  • la psychiatrie hospitalo universitaire,
  • la psychiatrie de secteur,
  • la psychiatrie médico-sociale.

Ces différentes modalités de prise en charge ne sont pas interchangeables car elles s’adressent à des patients aux besoins bien spécifiques. Toutefois, des liens collaboratifs s’établissent entre ces acteurs.

Actes pratiqués

La psychiatrie est une spécialité clinique. Les soins promulgués sont tant chimiothérapiques que psychothérapiques.

Les actes cliniques les plus fréquents (aux tarifs opposables) sont : la consultation de base au cabinet, la première consultation dite familiale pour les moins de 16 ans, l’avis consultant et la consultation sans délai.

Organisation de l’activité

Le psychiatre consulte généralement sur rendez-vous.

En Ile-de-France, 46 % des psychiatres exercent en secteur 1 et 51 % en secteur 2. Ces pourcentages varient d’un département à l’autre en fonction du niveau socio-économique des populations traitées.

En France, le revenu net annuel issu de l’activité libérale des psychiatres est de 63 000 euros pour des recettes de 117 000 euros.

Les élus de l’URPS médecins Ile-de-France dans cette spécialité

Dr Leila Alviset, psychiatre à Sceaux (92)
Dr Joël Bardel, psychiatre à Levallois-Perret (92)
Dr Claude Gernez, psychiatre à Enghien-les-Bains (95)
Dr Philippe Latinis, psychiatre à Herblay (95)
Dr Marc Sylvestre, psychiatre à Suresnes (92)
Dr Eric Tanneau, psychiatre à Paris (75)

[Mise à jour : 20 septembre 2017]